Resident Evil 4 était qualifié depuis la sortie de la version Gamecube de référence du jeu d’action, et a montré la capacité de CAPCOM à se renouveler, en allant jusqu’à se débarrasser du gameplay original, et même des zombies. Ressortie sur Wii, la réédition de ce chef d’œuvre mérite-t-elle les mêmes louanges que l’original, ou bien avons-nous le devoir de détruire toute copie de ce jeu? Évidemment, la bonne réponse est la première. Mais voyons donc en détail le sujet.
Resident Evil 4 emmène Léon S. Kennedy, l’ex flic de Raccoon City pour une mission de sauvetage aux confins de l’Europe car Ashley, la fille du Président des États-Unis, a été enlevée par une organisation secrète. Bon le scénario est bidon, qui plus est il ne dévoilera pas grand chose sur les mystères qui entourent la série. Mais c’est tout de même un excellent prétexte à l’action! Et de l’action il y en a dans RE4. Vous serez amenés à vous battre contre la population locale, enragée pour une raison inconnue, et contre des colosses monstrueux inspirés par exemple du Seigneur des Anneaux, de Massacre à la Tronçonneuse, au travers de niveaux somptueux, de la campagne embrumée à un château baroque, dans des mines, des ruines, et dans ce qu’il reste d’un complexe scientifique complètement ravagé. Le temps de faire ça, vous aurez passé plus de 20 heures à dessouder tout ce qui bouge, et pas de place pour l’ennui, les surprises sont au rendez-vous, d’autant plus si vous commencez en mode de difficulté Normal. On retrouvera avec plaisir Ada Wong, et un militaire du nom de Krauser, qui amènera un combat très intéressant composé de cinématiques en Quick Time Event, où vous devrez faire preuve de réflexes pour survivre. Impossible de souffler un peu durant ces évènements, il faut toujours être prêt à réagir, et appuyer sur un bouton ou secouer la wiimote comme un fou pour éviter un coup, courir devant un énorme rocher qui roule vers vous, il y a également des actions contextuelles utilisant les mêmes mouvements, pour briser une vitre ou flanquer un violent coup de latte à un ennemi déstabilisé, ainsi que pour donner certains ordres à Ashley.
Du côté des graphismes, ils sont au niveau de l’épisode Gamecube, et de ce côté il n’y a donc rien à redire, ça pète dans tous les sens, les effets sont magnifiques (je n’ai pas vu de feu aussi bien fait dans d’autres jeux de cette époque), il y a des détails partout, bref, du bonheur pour les mirettes! De plus, le cadre européen crée une ambiance angoissante incroyable. Et c’est ainsi qu’on fait nos premiers pas, on vise, pour voir dans le feu de l’action si les commandes répondront, et ô Joie, le jeu n’a jamais été aussi précis!! Viennent les combats, et jamais autant de têtes n’avaient explosées sous mes tirs rageurs! La visée est rapide, précise, la maniabilité est ainsi meilleure que sur les versions antérieures! La caméra est placée à la taille du personnage situé lui même à gauche de l’écran, ce qui offre une très bonne visibilité. Seul bémol, le réticule de visée est laid, alors que le point rouge de la version Gamecube restait discret… (Pourquoi Capcom a-t-il eu l’idée de mettre ce gros viseur vert tout moche?) Les monstres sont toujours aussi agressifs, et la pression ne retombe jamais jusqu’à la fin du jeu.

Une fois lancé, vous devrez rallier le bout du niveau, en cherchant des objets-clés, des munitions et objets de soutien. Les sprays et les plantes médicinales sont toujours là, mais la bleue est remplacée par la jaune qui permet d’agrandir sa barre de points de vie. Un marchand ambulant vous vendra de nombreuses armes, ainsi que les cartes et des malettes plus grandes pour transporter tout votre attirail. Le parcours est assez linéaire, mais quelques détours seront nécessaires, ils ne sont jamais abusés comme dans les précédents opus. Les niveaux sont plus longs également, et comme je l’ai dit, une vingtaine d’heure sera nécessaire pour finir le jeu la première fois. Une fois terminé, vous aurez débloqué de nouveaux costumes, une galerie de cinématique, ainsi que quelques modes bonus plutôt sympas, comme deux missions annexes pour Ada. La première, Assignment Ada, est une aventure qui n’est pas liée au scénario, vous devrez trouver 5 échantillons du parasite pour Wesker. Le deuxième, Separate Ways, vous montrera ce qu’Ada a fait en parallèle de Léon pendant le jeu, et sera l’occasion de parcourir un niveau inédit, de voir certains sous un autre angle, et d’admirer de nouvelles cinématiques. Le troisième jeu bonus intitulé « The Mercenaries » vous proposera d’enchainer les ennemis dans un temps limité, dans des arènes fermées (dont une inédite) avec 5 personnages, à savoir Léon, Ada, Krauser, Hunk et Wesker.
Au final, le jeu s’adresse principalement aux joueurs qui n’ont pas eu la chance de tâter des versions précédentes, mais avec quelques petits bonus en plus et surtout un prix réduit, les connaisseurs peuvent se laisser tenter pour revivre l’aventure avec cette nouvelle maniabilité quasi parfaite: Resident Evil 4 Wii Edition est La version ultime de ce chef d’œuvre, et mérite amplement de passer dans votre wii adorée.

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Graphismes: 10/10
Son: 10/10
Gameplay: 10/10
Durée de vie: 9/10
Le Verdict: 9/10 !