Le Fouet Sacré de la famille Belmont a disparu, mais Dracula recouvre inlassablement ses forces. Plusieurs organisations ont été créées pour chercher le moyen de le détruire à tout jamais. L’une d’elles, l’Ordre d’Ecclesia, possède le pouvoir des Glyphes. Le fondateur de cet ordre, Barlowe, espère que le fruit de ses recherches suffira à débarrasser le monde du Seigneur du Mal. Vous incarnez Shanoa, une jeune femme destinée à recevoir Dominus, le glyphe le plus puissant de l’Ordre, mais Albus, l’assistant de Barlowe, vole le pouvoir et s‘évanouit dans la nature…


C’est ainsi que débute cette nouvelle aventure de Castlevania. Une aventure sous le signe du changement, principalement scénaristique. En effet contrairement aux autres épisodes, vous ne débutez pas l’aventure à l’entrée du Château de Dracula, vu que ce dernier n’a toujours pas retrouvé son pouvoir. Le schéma de ce troisième épisode sur DS prend un virage scénaristique plutôt agréable. Lancée à la poursuite d’Albus, Shanoa doit parcourir la région de Castlevania. Bien entendu inspirée de la Roumanie et sa région transylvanienne, le monde est composé de forêts brumeuses, de sombres cavernes, de marais. La région étant également côtière, des niveaux sous-marins seront également de la partie. Vous découvrirez rapidement un village dont les occupants ont disparu, qui deviendra le centre stratégique de votre aventure. Au fil de votre quête, vous libérerez les habitants de ce village qui reprendront leurs occupations, marchand, forgeron, et vous proposeront diverses missions, de la plus simple recherche d’objet à la plus dangereuse chasse aux monstres.
Les changements interviennent également dans le déroulement du jeu. Order of Ecclesia s’adresse d’emblée aux habitués du genre. Le débutant pourrait être rebuté par la difficulté, la différence de niveau entre Shanoa et les nouveaux monstres rencontrés étant assez importante. Les monstres frappent fort. Très fort. Le jeu nécessite de la concentration de la part du joueur. Dans les précédents, vous pouviez foncer dans le tas, potions en poche. Ici, les objets coûtent cher, et comme les monstres vous enlèvent facilement plus de 100 pv en un coup, ce serait un gâchis d’utiliser cette stratégie. Toute erreur ne pardonne pas. Et pourtant, une quête secondaire consiste à battre les boss sans jamais vous faire toucher. Chose qui paraît improbable contre certains (Blackmore pour ne citer que lui) mais qui satisfera l’expert, qui jubilera alors de botter le train des plus gros monstres en quelques minutes, dans des combats assez intenses, à grand renforts de saltos, glissades et esquives en tout genre.


Pour vous battre contre les créatures, point de fouet. Shanoa possède un pouvoir bien plus destructeur: les glyphes. Vous en trouverez certaines dans des réceptacles, mais les plus puissants seront souvent jalousement gardés par les monstres. Pour faire simple, les glyphes sont une variante de l’absorption des âmes de Aria of Sorrow (Gba) et Dawn of Sorrow, le premier épisode sur DS. La différence est que Shanoa peut les combiner pour créer des attaques surpuissantes. Elle utilise les glyphes dans chacune de ses mains, ainsi que dans le dos. Elle peut ainsi faire apparaitre des armes, épées, haches et bien d’autres, qui baissent un peu sa réserve de magie, la forçant à reprendre son souffle, la magie remontant automatiquement après quelques secondes. La technique la plus puissante reste l’union des glyphes. En combinant des glyphes identiques, vous avez la possibilité de créer par exemple une épée gigantesque, ou encore transformer vos mains en véritables lance-flammes. Mais si vous associez deux glyphes compatibles, la puissance de son invocation sera beaucoup plus impressionnante. Mais voilà: ces invocations sont coûteuses, et leur utilisation doit être parcimonieuse. En effet, une union de glyphe coûte des cœurs, parfois peu, parfois énormément. Et leur rechargement est assez laborieux, à part en retournant au village. Heureusement, Shanoa améliore ses capacités en ramassant des artefacts pour développer, ses points de vie ou de magie, mais aussi ses points cœurs.
La progression reprend donc les bases de ces prédécesseurs avec ce petit côté RPG très plaisant. Shanoa améliore ses pouvoirs avec les fameux artefacts mais également en rossant du monstre, qui vous donneront des points d’expériences en rendant leur dernier souffle. Le hasard joue également un rôle, car à sa mort, votre adversaire peut laisser derrière lui un objet, potion ou équipement, afin d’améliorer votre défense. Les villageois pourront également vous venir en aide, après que vous ayez réussi leurs missions, en vous offrant des armures, des accessoires, de l’argent ou encore en approvisionnant l’échoppe. Vous aurez la possibilité au cours du jeu de créer trois configurations de glyphes, reprenant le concept de l’âme du Doppledanger de Dawn of Sorrow qui permettait d’en utiliser deux. Vos recherches des glyphes vous mèneront à trouver de nombreux passages secrets, de coffres cachés, certains n’apparaissant qu’en ayant l’idée saugrenue de s’accroupir dans les endroits les plus improbables. Chaque zone traversée en ouvrira une autre jusqu’à la ce que vous ayez retrouvé Albus. A ce moment là, sans spoiler bien sûr, vous aurez la fin alternative du jeu, si vous n’avez pas rempli les conditions nécessaires au rebondissement qui ouvre la deuxième partie du jeu.


Jusque là, vous aurez passé entre 8 et 10 heures, et vous pourrez en ajouter encore quelques unes, jusqu’à une quinzaine pour finir la quête principale. Après cela, seront débloqués les classiques modes Boss Rush, New Game +, le mode Albus, histoire de prolonger le plaisir. Ajoutez également des petits modes multi-joueurs, le mode Achat-Vente, les courses, qui sont jouable en local, mais également en wifi. Dans le fond, Castlevania Order of Ecclesia est un quasi sans faute, tout comme dans la forme.
Les graphismes sont du même niveau que les précédents, voire un poil plus fin pour certains monstres qui ont été redessinés (les zombies, les armures géantes…). Certains monstres qui étaient passé à la 3D dans Portrait of Ruin, comme les Peeping Eyes, sont revenus à une 2D beaucoup plus fine. Les Boss sont toujours aussi repoussants, et certains sont plutôt impressionnants, un simple boss peut ainsi être aussi grand que le Boss de fin de Dawn of Sorrow, ne laissant apparaître que ses jambes dans l’écran. Le choix des couleurs est beaucoup plus réfléchi, à l’inverse de Portrait of Ruin qui proposait par exemple un menu rose bonbon qui faisait particulièrement tâche. Order of Ecclesia propose des décors sombres et gothiques qui font honneur à la série. Le design des monstres est comme on l’a dit toujours aussi bon, et bonne nouvelle, celui des personnages aussi! Sans pour autant atteindre la sensibilité des dessins d’Ayami Kojima (Symphony of the Night, Aria of Sorrow), ceux de Order of Ecclesia relève le niveau des précédents opus DS grâce à un style plus sombre, plus adulte. La musique n’est pas en reste, les morceaux sont toujours aussi bon, avec un seul regret, les disques bonus que vous pouvez dégotter dans le jeu sont les morceaux issus des épisodes NES, dans un format MIDI assez rebutant, comparés aux très bons remix comme le thème de Simon dans Portrait of Ruin. Le son est également efficace, et les voix sont en anglais, mais également disponible en japonais (de meilleure qualité) en passant dans les options. Et même la traduction est cette fois-ci correcte, sans les coquilles un peu gênantes des autres épisodes.
Vous l’aurez compris, Order of Ecclesia est quasiment irréprochable, Konami fait preuve de bon sens en suivant de près une série affectionnée par beaucoup de joueurs. Les erreurs du passé sont corrigées, et il est difficile d’imaginer ce que nous réserve la suite de la série. La difficulté peut rebuter les joueurs connaissant peu Castlevania, mais une fois le gameplay maîtrisé, Order of Ecclesia se révèle être le meilleur des trois épisodes de la DS.


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Graphismes: 9/10
Son: 10/10
Gameplay: 9/10
Durée de vie: 9/10
Le Verdict: 9,5/10!
C vrè, c’été un castlevania très réussit … Moi , j’ai trouver le scénario excellent et globalement le reste ossi… Sauf peut etre, Le fait que Shanoa ne puisse que frappé devant elle comme les sabres dans Dawn of sorrow et les musiques était Bof …
Mé il se rattrape beaucoup avec ‘ la connexion à Castlevania Judgment ‘ ( et oui il fallait y pensser kan meme …) , des petites idées pas mal trouvée … ect
Pour le moment j’ai un petit problème ( ou plutot un gros ) comment fait on pour continuer sa route en Mode Albus une fois arrivé à la cascade gelée , puisque qu’on ne peut pas absorber de glyphe ? Et pour le boss où il faut absorber Paries pour le vaincre ? -_-
( Réponse rapide , merci d’avance
)
1° alors oui, pour la cascade! Albus peut se téléporter
touche l’écran tactile pour ça
c’est pas très clair dans le jeu, je suis même pas sûr que ce soit expliqué :/
2° Pour le boss, quel est son nom? (si c’est le passe muraille, normalement il n’y est pas en albus mode.)
Si tu me donnes son nom je pourrais peut-être t’aider.